Disjoncteur qui déclenche sans réarmement : guide pratique pour diagnostiquer et réparer

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Quand un disjoncteur déclenche et refuse tout réarmement, le quotidien bascule en quelques secondes : plus de lumière, plus de chauffe-eau, parfois plus de chauffage. Derrière cette panne brutale, il y a presque toujours une raison logique : un défaut d’isolement, de l’humidité qui s’est glissée là où il ne faut pas, un appareil en fin de vie ou simplement un tableau électrique qui n’est plus adapté aux usages actuels. Comprendre ce que “racontent” ces déclenchements répétés permet de retrouver un habitat sûr, confortable, prêt pour les projets de rénovation à venir.

Dans de nombreuses maisons, le problème se révèle à un moment très concret : en rentrant d’un week-end, tout est éteint, le disjoncteur principal basculé sur OFF et impossible à tenir en marche plus de quelques secondes. À partir de là, deux chemins sont possibles : paniquer, ou adopter une démarche méthodique. En observant les symptômes, en testant les circuits un à un et en s’appuyant sur un professionnel dès que nécessaire, il devient possible de transformer cette panne en opportunité pour fiabiliser toute l’installation, optimiser la répartition des circuits et préparer sereinement l’arrivée d’un chauffe-eau instantané électrique, d’un électroménager plus puissant ou d’un futur projet solaire domestique.

Envie de mieux vivre chez vous ? Voilà ce qu’il faut retenir :
✅ Identifier la cause réelle du déclenchement ⚡ : surcharge, court-circuit, humidité 💧 ou disjoncteur vieillissant.
✅ Procéder par élimination, en testant les circuits un par un 🔍 et en observant soigneusement les symptômes.
✅ Ne jamais forcer un disjoncteur à rester enclenché 🛑 : il protège la maison et les occupants.
✅ Miser sur la prévention ⚙️ : entretien régulier, ventilation efficace, appareillages aux normes et travaux ciblés.

Sommaire

Disjoncteur qui déclenche sans réarmement : comprendre ce signal de sécurité ⚡

Un disjoncteur qui se coupe et refuse obstinément de se réenclencher n’a rien d’un simple caprice technique. Ce dispositif est l’un des gardiens silencieux de l’habitation : il interrompt l’alimentation dès qu’il détecte une situation jugée dangereuse, qu’il s’agisse d’une surcharge, d’un court-circuit ou d’un défaut d’isolement vers la terre. Quand il ne tient plus en position ON, c’est qu’il “voit” encore un risque, même si tout paraît normal à l’œil nu.

Pour beaucoup de foyers, le scénario est toujours le même : aucun appareil n’est en marche, le lave-linge est à l’arrêt, le four est éteint, et pourtant le disjoncteur principal déclenche dès qu’on tente de le réarmer. Cette situation est déroutante car elle donne l’impression d’un défaut sans cause. En réalité, la plupart du temps, le problème se cache dans le câblage : une gaine blessée par un meuble déplacé, un luminaire encastré dont l’isolant a mal vieilli, un boîtier de dérivation colonisé par l’humidité ou une prise ancienne qui commence à noircir.

Dans les logements plus âgés, il n’est pas rare qu’un pourcentage significatif de circuits présentent ce type de comportement : déclenchement sans charge apparente, coupure au moindre orage, disjoncteur qui saute à heure fixe lorsque le programmateur du chauffe-eau ou d’un radiateur s’enclenche. Les réseaux domestiques actuels, sursollicités par les équipements connectés, sollicitent davantage des installations parfois conçues pour un mode de vie bien plus léger.

Le rôle respectif des différents organes de protection mérite d’être clarifié. Le disjoncteur général protège l’ensemble de l’habitation contre les gros défauts et contrôle la puissance souscrite. Les disjoncteurs divisionnaires gèrent chaque circuit : prises de cuisine, éclairage du séjour, chauffe-eau, etc. Les interrupteurs différentiels, eux, veillent spécifiquement sur les fuites de courant vers la terre, c’est-à-dire sur la sécurité des personnes. Quand l’un d’eux refuse le réarmement, c’est un indice précieux sur le type de défaut en jeu.

Les causes invisibles sont souvent les plus sournoises. Un câble entaillé par une vis lors de la pose d’un meuble, une gaine coincée dans un angle de cloison, une connexion mal serrée dans le tableau ou un luminaire ancien dont l’isolant interne se désagrège peu à peu : ces faiblesses ne donnent parfois aucun signe jusqu’au jour où l’humidité, une variation de température ou une surcharge passagère font basculer l’installation dans le rouge. Le disjoncteur intervient alors, comme un interrupteur d’urgence qu’on aurait aimé ne jamais tester.

Pour illustrer, on peut imaginer la maison de Claire et Hugo. Depuis quelques mois, leur disjoncteur principal déclenche de temps à autre, surtout lors de fortes pluies. Aucun appareil particulier ne semble en cause. Après enquête, un électricien découvre un vieux boîtier de dérivation logé dans un mur nord, infiltré par l’eau à chaque averse. Les borniers oxydés provoquent des fuites de courant vers la terre, suffisamment importantes pour faire intervenir la protection différentielle. Une fois le boîtier remplacé et le point d’entrée de l’eau traité, tout redevient stable.

Comprendre que ce déclenchement sans réarmement est d’abord un signal de protection est essentiel. Plutôt que de le voir comme une contrainte, l’envisager comme une alerte sérieuse invite à regarder son installation autrement : non comme un simple réseau de fils, mais comme une véritable infrastructure de sécurité au service du confort de vie.

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Méthode pas à pas : diagnostiquer un disjoncteur qui saute et ne se réarme pas 🔍

Quand tout s’éteint et que le disjoncteur refuse de tenir, la meilleure réaction consiste à transformer la panique en démarche structurée. L’objectif n’est pas de tout rallumer coûte que coûte, mais de identifier précisément le circuit fautif, puis l’élément responsable. Une méthode par élimination, simple mais rigoureuse, permet déjà de clarifier la situation avant même l’arrivée d’un professionnel.

Remettre l’installation à zéro avant tout diagnostic

La première étape consiste à abaisser tous les disjoncteurs divisionnaires du tableau. On coupe les circuits de prises, d’éclairage, les gros consommateurs comme le chauffe-eau ou les radiateurs électriques. Cette remise à zéro évite de multiplier les informations et permet de concentrer l’attention sur le disjoncteur général ou sur l’interrupteur différentiel concerné.

Une fois cette opération effectuée, le disjoncteur principal est réarmé seul. Deux situations se présentent alors. S’il ne tient pas enclenché, même circuits divisionnaires baissés, le défaut peut être global ou interne au disjoncteur lui-même. Dans ce cas, l’intervention d’un électricien devient prioritaire. S’il tient en position ON, l’enquête peut commencer, circuit par circuit, avec prudence.

Procéder par élimination : une logique de puzzle 🧩

Le principe de la méthode est simple : remonter les circuits un par un et observer leurs réactions. On active un premier disjoncteur divisionnaire (par exemple celui du salon) et l’on vérifie si le disjoncteur principal reste stable. Si tout va bien, on passe au circuit suivant : éclairage de la cuisine, prises des chambres, circuit du chauffe-eau, etc.

Dès qu’un circuit particulier provoque un nouveau déclenchement immédiat, une information clé est obtenue : le défaut se situe sur cette ligne ou sur l’un des équipements qu’elle alimente. Le reste de la maison peut souvent être remis en marche, ce qui limite l’inconfort, tandis que l’on concentre son attention sur la zone identifiée.

Pour garder la situation claire, il est utile de noter sur papier les réactions du tableau : quel disjoncteur saute, à quel moment, avec quel circuit activé. Cette habitude, proche du travail minutieux des artisans, permet ensuite à l’électricien de gagner un temps précieux lors de son intervention.

Inspecter les prises, interrupteurs et éclairages du circuit concerné

Une fois le circuit en cause repéré, l’observation fine commence. Dans une chambre, cela peut être une ancienne applique murale ; dans une buanderie, une prise sollicitée en permanence par un sèche-linge ; dans un garage, une rallonge laissée au sol, régulièrement exposée à l’humidité. Les indices visuels, sonores et olfactifs deviennent alors de précieux alliés.

  • 👀 Regarder : plastique jauni ou noirci, fissures, traces de chauffe autour des prises et interrupteurs.
  • 👂 Écouter : petits crépitements au moment d’actionner un interrupteur ou de brancher un appareil.
  • 👃 Sentir : odeurs de brûlé, de plastique chaud ou d’humidité stagnante autour des appareillages.
  • 🧰 Vérifier le serrage des fils (par un pro de préférence) : conducteurs mal serrés, isolant abîmé, borniers oxydés.

Dans les installations plus récentes ou lors de rénovations importantes, les professionnels utilisent un multimètre pour mesurer la résistance d’isolement par rapport à la terre. Une valeur trop faible signale une fuite de courant invisible à l’œil nu, mais bien perçue par les dispositifs différentiels.

Étape du diagnostic 🔍 Objectif 🎯 Résultat attendu ✅
Abaisser tous les disjoncteurs divisionnaires Repartir d’une situation neutre Éliminer les influences croisées entre circuits
Réarmer le disjoncteur principal seul Vérifier si le défaut est général S’il saute encore, appeler rapidement un électricien 🔧
Remonter les circuits un par un Repérer la ligne fautive Un circuit précis fait déclencher la protection
Observer prises, interrupteurs, luminaires Déceler traces de chauffe ou d’humidité 💧 Identifier un appareillage ou une zone à traiter

Cette démarche structurée offre un cadre rassurant. Elle permet de transformer un incident angoissant en véritable enquête technique, où chaque geste rapproche un peu plus de la cause réelle du déclenchement, avant de passer le relais, si besoin, à un artisan qualifié.

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Humidité, défaut d’isolement, appareils fatigués : les grandes causes d’un disjoncteur qui ne tient plus 💧

Une fois le circuit et la zone ciblés, reste la question centrale : qu’est-ce qui fait réellement sauter le disjoncteur ? Dans la grande majorité des cas, trois familles de problèmes reviennent : l’humidité, les défauts d’isolement et les appareils en fin de vie. Les comprendre, c’est déjà avancer vers une réparation durable.

Quand l’humidité se mêle à l’électricité : un duo explosif

L’eau n’a rien à faire dans un boîtier de dérivation ou au fond d’une prise. Pourtant, dans les salles de bains, les cuisines, les sous-sols ou les garages, l’humidité s’invite par capillarité, par condensation ou via une microfissure dans la maçonnerie. Dès qu’elle atteint les parties métalliques, les fuites de courant augmentent et les déclenchements différentiels se multiplient.

Les prises proches des points d’eau, les sorties de câbles pour sèche-serviettes, les éclairages au-dessus d’une douche sont en première ligne. Un joint défaillant, une ventilation insuffisante ou une VMC en panne favorisent la condensation intérieure. Savoir évaluer le temps raisonnable sans VMC en fonctionnement et maintenir un bon renouvellement d’air est un geste discret, mais essentiel pour la longévité de l’installation.

Dans un sous-sol non isolé, un simple coffret électrique de prise ou d’éclairage peut, au fil des saisons, se charger d’humidité. Le jour où la météo devient plus extrême, le disjoncteur réagit brutalement. C’est parfois ce type de comportement que l’on observe dans les maisons anciennes après un épisode de fortes pluies.

Défauts d’isolement : ces petites blessures du réseau domestique ⚠️

Au-delà de l’eau, de nombreux déclenchements récurrents trouvent leur origine dans un isolement dégradé. Un câble pincé par un meuble, une gaine écrasée dans un coffrage, un trou percé trop près d’un conduit électrique, ou encore un fil rongé par un rongeur dans les combles : autant de situations où le courant “fuite” vers un élément qu’il ne devrait jamais atteindre.

Les symptômes de ces défauts sont variés : disjoncteur qui saute uniquement lorsqu’une zone de la maison est utilisée, coupures rares mais systématiquement liées à l’allumage d’un éclairage précis, déclenchement nocturne au moment où un programmateur enclenche le chauffe-eau ou un radiateur. Un diagnostic patient, parfois appuyé par des mesures spécialisées, permet de remonter jusqu’à la portion de câble concernée.

Appareils vieillissants, prises fatiguées et multiprises surchargées 🔌

Les équipements du quotidien participent eux aussi aux déclenchements. Un lave-linge dont la résistance est fissurée, un four dont l’isolant s’est dégradé, un radiateur électrique avec un cordon abîmé peuvent faire fuir un courant résiduel vers la terre, suffisant pour faire intervenir l’interrupteur différentiel. Même éteints, certains appareils restent partiellement alimentés et continuent d’exposer la ligne à ce risque.

Dans la cuisine, les multiprises et rallonges bon marché accueillent souvent grille-pain, cafetière, bouilloire et petit électroménager sur un même point. Cette pratique, bien que pratique au quotidien, accentue les échauffements et l’usure des contacts. À long terme, une prise fatiguée peut devenir noire, chaude au toucher, voire émettre une légère odeur : autant de signaux à prendre au sérieux.

Un exemple fréquent : la famille de Marc subit des coupures répétées sur le circuit de buanderie. Après enquête, l’électricien isole le problème : le vieux sèche-linge est en cause. Son remplacement par un modèle récent, plus sobre et mieux isolé, met fin immédiatement aux déclenchements. Une démarche similaire se retrouve dans les projets de renouvellement d’appareils, comme lors de l’installation d’un nouveau kit de panneaux solaires domestiques qui appelle aussi à vérifier et adapter le tableau électrique existant.

Cause probable ⚡ Symptômes observables 👀 Piste d’action 🛠️
Humidité dans les boîtiers 💧 Déclenchements après pluie, odeur de moisi, traces d’auréoles Assécher, améliorer la ventilation, vérifier l’étanchéité
Défaut d’isolement Disjoncteur qui saute sans appareil branché Contrôle des câbles, mesure d’isolement par un pro
Appareil en fin de vie Déclenchement à chaque mise en marche de l’appareil Tester sur un autre circuit, envisager son remplacement
Prises et multiprises usées Plastique jauni/noirci, prise chaude au toucher 🔥 Remplacement par du matériel aux normes actuelles

Identifier clairement ces coupables cachés, et les zones où ils se manifestent, ouvre la voie à des solutions adaptées, au lieu de vivre avec la crainte d’une nouvelle coupure à tout moment.

Réparer et sécuriser : que faire quand le disjoncteur refuse toujours le réarmement 🛠️

Une fois la cause probable éclaircie, arrive le moment des choix concrets. L’objectif n’est pas de “faire taire” le disjoncteur, mais de rendre l’installation saine pour qu’il n’ait plus de raison de déclencher. Cela passe par des réparations ciblées, des remplacements judicieux et parfois par une mise à niveau plus large du tableau et des circuits concernés.

Interventions prioritaires sur les points critiques

Certains signaux ne supportent pas l’attente. Une prise qui chauffe, un interrupteur qui crépite, un luminaire avec traces de brûlure autour de la douille sont autant d’urgences. Ces éléments doivent être remplacés sans tarder par du matériel récent, conforme aux normes actuelles, avec un repérage clair des fils et un serrage soigné.

Sur les circuits plus anciens, un câble à l’isolant craquelé ou une gaine très abîmée mérite un traitement global : enlever simplement le morceau visible et reconnecter plus loin ne suffit pas. Une refonte complète de la ligne, depuis le tableau jusqu’au dernier point d’utilisation, évite de reporter le problème de quelques mois seulement.

Disjoncteur usé ou inadapté : quand la protection elle-même est en cause

Il arrive qu’après un diagnostic complet, aucune anomalie nette ne soit détectée sur les circuits, alors que les déclenchements persistent. Dans ces cas-là, l’hypothèse d’un disjoncteur fatigué ou mal calibré est à envisager. Avec le temps, certains mécanismes internes perdent en précision, ou ne correspondent plus à la réalité des puissances installées.

Un électricien peut vérifier les caractéristiques du disjoncteur (courbe, intensité nominale, pouvoir de coupure) et proposer un modèle plus adapté. Cette étape, souvent réalisée lors d’une rénovation partielle ou complète, renforce la fiabilité de l’ensemble, surtout si la maison s’équipe progressivement de nouveaux appareils ou de solutions type travaux subventionnés par l’ANAH qui incluent parfois une remise à niveau électrique.

Réparer localement ou repenser plus largement l’installation ?

La question se pose souvent dans les logements anciens : vaut-il mieux changer une prise ici, un câble là, ou profiter de cette panne pour engager une remise à plat plus profonde ? La réponse dépend de l’état général de l’installation, de l’âge du tableau, de la présence ou non de terre sur toutes les prises, et des projets à venir (nouveau chauffe-eau, nouvelle cuisine équipée, extension, etc.).

Dans une maison où plusieurs disjoncteurs déclenchent régulièrement, où les prises sans terre sont encore nombreuses et où l’étiquetage du tableau est incomplet, une rénovation plus globale apporte un confort durable. Elle facilite aussi la gestion future : ajout de protections différentielles, circuits dédiés pour les gros consommateurs, meilleure organisation du tableau, préparation pour des projets comme un kit solaire en autoconsommation ou l’ajout d’un détecteur de mouvement sécurisé, sur le modèle des conseils donnés pour diagnostiquer et réparer un détecteur de mouvement.

  • 🛑 À traiter en urgence : prises noircies, interrupteurs brûlants, câbles dénudés visibles.
  • 🔁 À planifier : refonte de circuits entiers, mise à la terre généralisée, remplacement du tableau.
  • 🛡️ À renforcer : ajout de différentiels adaptés, parafoudre dans les zones exposées, circuits dédiés pour le chauffe-eau et la cuisson.
  • 📌 À anticiper : besoins futurs en puissance, nouvel électroménager, solution de chauffage ou d’eau chaude plus performante.

Réparer intelligemment, c’est accepter que le déclenchement obstiné du disjoncteur soit un révélateur bienvenu, même s’il tombe au mauvais moment. Mieux vaut un équipement qui coupe trop que pas assez, surtout quand il s’agit de protéger un foyer et un patrimoine.

Prévenir les futurs déclenchements : entretien, bonnes pratiques et confort au quotidien 🌿

Une fois la panne résolue, la question suivante devient : comment éviter de revivre cette situation ? La prévention électrique n’a rien de spectaculaire, mais elle transforme l’expérience du logement au long cours. Quelques gestes réguliers, alliés à des choix raisonnés en matière d’équipements, réduisent très nettement le risque de voir un disjoncteur déclencher sans prévenir.

Les bons réflexes à adopter dans la maison

Certains réflexes tiennent presque du bon sens, mais finissent par se perdre dans la routine. Prendre une heure par an pour ouvrir le tableau, contrôler visuellement les appareillages, tester les boutons “T” des interrupteurs différentiels est une habitude à installer au même titre que le nettoyage des filtres de VMC ou l’entretien du chauffe-eau.

La gestion des multiprises et rallonges mérite aussi un petit examen de conscience. Une rallonge qui traverse une pièce en permanence, une multiprise utilisée comme solution définitive derrière la télévision ou sous le bureau sont des signaux qu’il est temps de faire ajouter de vraies prises murales. En parallèle, il est utile de se pencher sur d’autres équipements de sécurité, comme les détecteurs d’incendie : savoir désactiver une alarme incendie en cas de déclenchement intempestif ou gérer un détecteur de fumée qui bippe sans raison s’inscrit dans la même logique de maison bien gérée.

Ventilation, humidité et confort durable

La prévention des déclenchements liés à l’humidité passe par une meilleure respiration du logement. Une VMC entretenue, des bouches de ventilation dépoussiérées, une salle de bains réellement aérée après la douche font plus qu’améliorer le confort : ils prolongent aussi la vie de l’installation électrique, notamment dans les pièces d’eau.

Dans les sous-sols et garages, de simples gestes ont un impact important : surélever les rallonges, éviter de poser les multiprises au sol, protéger les prises murales par des boîtiers adaptés, limiter le stockage directement au contact des murs humides. Autant de petites attentions qui, cumulées, font la différence lorsque la météo devient plus extrême.

Anticiper les nouveaux usages électriques de la maison

Entre les équipements connectés, les réflexions autour de l’autoconsommation solaire et l’envie d’optimiser sa production d’eau chaude, les besoins électriques évoluent. Anticiper ces changements, plutôt que d’ajouter les appareils les uns après les autres, permet d’éviter les surcharges ou les déclenchements à répétition.

Avant d’installer un nouveau chauffe-eau, un four plus puissant ou un ensemble de panneaux solaires, mieux vaut vérifier la cohérence de l’installation existante. Les projets autour d’un chauffe-eau instantané électrique performant ou d’un kit de panneaux solaires domestiques s’accompagnent logiquement d’un regard sur le tableau, la section des câbles, la répartition des circuits. Cette manière d’aborder l’habitat comme un tout – structure, confort, énergie, sécurité – prépare une maison plus agréable à vivre, année après année.

Une manière simple de s’organiser consiste à se fixer un rituel annuel d’entretien électrique, avec quelques points à vérifier systématiquement :

  • 📆 Inspection visuelle du tableau et des appareillages les plus utilisés.
  • ⚡ Test des boutons “T” des interrupteurs différentiels deux fois par an.
  • 🔌 Contrôle des prises : remplacer celles qui sont lâches, fissurées ou décolorées.
  • 🌬️ Vérification de la ventilation des pièces humides et nettoyage des bouches.
  • 📞 Consultation d’un pro tous les dix ans environ, ou avant une grosse rénovation.

Avec cette approche, un disjoncteur qui déclenche sans réarmement ne devient plus une fatalité, mais un évènement rare, compris, maîtrisé et intégré dans une vision plus globale de la maison comme espace de vie à la fois beau, fonctionnel et sûr.

Que faire en priorité si un disjoncteur déclenche et refuse de se réarmer ?

Commencer par abaisser tous les disjoncteurs divisionnaires, puis tenter de réarmer le disjoncteur principal seul. S’il déclenche immédiatement, même circuits coupés, il peut s’agir d’un défaut général ou d’un problème interne à la protection : il est alors prudent de faire intervenir rapidement un électricien. S’il tient, réactivez les circuits un par un pour repérer celui qui provoque le déclenchement et limitez l’usage de cette zone en attendant la réparation.

Est-il dangereux de forcer un disjoncteur à rester enclenché ?

Oui, c’est fortement déconseillé. Le disjoncteur est conçu pour couper l’alimentation en cas de danger (surcharge, court-circuit, fuite de courant). Le bloquer mécaniquement ou insister jusqu’à ce qu’il tienne revient à supprimer une protection essentielle et augmente nettement les risques d’échauffement, d’incendie ou d’électrocution. Mieux vaut rechercher la cause du déclenchement plutôt que de la masquer.

Comment savoir si le disjoncteur lui-même est défectueux ?

Si, après un diagnostic complet, aucun défaut d’isolement, de surcharge ou d’humidité n’est identifié sur les circuits, mais que le disjoncteur continue de déclencher sans raison apparente, il peut être en cause. Un électricien vérifiera alors son calibrage, son ancienneté, son état mécanique et proposera, si nécessaire, son remplacement par un modèle récent et adapté aux caractéristiques de l’installation.

Comment limiter le risque de déclenchements intempestifs à l’avenir ?

En répartissant mieux les gros consommateurs sur plusieurs circuits, en évitant de surcharger les multiprises, en remplaçant sans attendre les prises et interrupteurs fatigués, et en veillant à une bonne ventilation des pièces humides. Un contrôle visuel annuel du tableau, des tests réguliers sur les interrupteurs différentiels et une révision par un professionnel tous les dix ans environ contribuent aussi à une installation plus stable.

Faut-il forcément refaire toute l’installation si le disjoncteur saute souvent ?

Pas systématiquement. Si un seul circuit est concerné et qu’un élément défectueux (prise, câble, appareil) est identifié et remplacé, la situation peut être durablement rétablie. En revanche, si plusieurs circuits présentent des anomalies, que l’installation est ancienne ou peu conforme aux usages actuels, une rénovation plus globale sera souvent recommandée pour retrouver une sécurité durable et préparer sereinement les futurs projets de la maison.

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