Une maison agréable à vivre se reconnaît souvent à des détails très concrets : pas de multiprises qui traînent, moins de câbles qui serpentent au sol, et des prises qui tombent naturellement au bon endroit. Installer une prise électrique chez soi n’est pas réservé aux gros bricoleurs, à condition de respecter quelques règles de bon sens, de sécurité et de méthode. Avec une approche claire et quelques gestes simples, il devient possible d’ajouter un point de courant dans la cuisine, au bureau ou dans une chambre, sans transformer le logement en chantier XXL.
L’enjeu dépasse largement la seule commodité. Bien positionner et bien raccorder ses prises, c’est aussi protéger la famille, éviter les surcharges et valoriser les volumes. Dans une époque où les équipements électriques se multiplient (ordinateurs, plaques à induction, clim d’appoint, éclairage déco…), le réseau domestique doit suivre. Ce guide propose une manière sereine et structurée d’aborder l’installation d’une prise : comprendre les besoins, préparer le terrain, choisir la méthode adaptée, réaliser le branchement étape par étape, puis tester et surveiller dans la durée.
| Envie de mieux vivre chez vous ? Voilà ce qu’il faut retenir : |
|---|
| ✅ Point clé n°1 : Toujours commencer par la sécurité ⚡ : couper le courant, vérifier l’absence de tension et raccorder systématiquement la terre. |
| ✅ Point clé n°2 : Soigner l’emplacement de la prise 🔌 (hauteur, distance des points d’eau, usages réels) pour réduire rallonges et multiprises. |
| ✅ Point clé n°3 : Adapter la solution au mur et au logement 🧱 : encastrée, en saillie ou solutions légères pour les cloisons fragiles et les locataires. |
| ✅ Point clé n°4 : Vérifier la capacité du circuit existant 🔥 (disjoncteur, section de câble, appareils déjà branchés) pour éviter échauffements et coupures. |
| ✅ Point clé n°5 : En cas de doute, préférer l’avis d’un électricien qualifié 👷, surtout en rénovation ancienne ou installation très modifiée. |
Bien choisir l’emplacement de sa prise électrique pour un intérieur fluide et sécurisé
Avant de sortir la perceuse, la première vraie étape consiste à se poser les bonnes questions sur l’emplacement. Dans un appartement des années 90 où vit Camille, par exemple, le salon a été pensé pour une simple télévision. Aujourd’hui, il faut alimenter TV, box, console, barre de son, lampe sur pied et chargeurs de téléphones. Résultat : une forêt de câbles autour d’une unique prise. Plutôt que d’ajouter une multiprise de plus, la solution la plus durable reste souvent d’ajouter une prise là où elle sera réellement utile.
La réflexion commence donc pièce par pièce. En cuisine, on pense au plan de travail, au coin petit-déjeuner, à la zone cafetière–bouilloire, mais aussi aux équipements plus gourmands en énergie : four, plaques, éventuellement un plaque à induction abordable ou un robot de cuisine haut de gamme. Dans la plupart des logements récents, plusieurs prises sont prévues près de la crédence, mais dans les cuisines plus anciennes, une seule prise supporte parfois grille-pain, bouilloire et robot pâtissier. Le jour où tout fonctionne en même temps, la multiprise chauffe, le disjoncteur grogne… et le confort s’effondre.
Le même constat vaut pour le coin bureau, devenu indispensable avec le télétravail. Un ordinateur fixe, un écran, une lampe, une box internet, parfois une imprimante : si tout repose sur une seule prise, les rallonges s’entassent. Un emplacement bien pensé, légèrement au-dessus du plan de travail ou dissimulé derrière un caisson, évite d’avoir à débrancher sans cesse pour brancher autre chose.
Dans les chambres, la question est plus douce mais tout aussi importante. Deux prises par côté de lit deviennent vite un standard confortable : une pour la lampe, une pour les chargeurs ou un réveil. À hauteur de main, elles restent accessibles sans se contorsionner, et permettent aussi d’éviter de laisser des rallonges traîner au sol, ce qui est précieux dans une chambre d’enfant.
Les pièces techniques comme la buanderie, le garage ou l’atelier demandent un autre regard. Un lave-linge, un sèche-linge, une centrale vapeur, parfois un petit chauffe-eau instantané électrique : ces appareils consomment plus, réclament souvent des circuits dédiés et, surtout, un raccordement systématique à la terre. Proche d’un évier, d’un bac de lavage ou dans une zone un peu humide, la prudence doit être maximale.
Pour aider à se projeter, il peut être utile de dresser un petit inventaire des pièces sous-équipées :
- 🍳 Cuisine : vérifier le nombre de prises au plan de travail, la distance de l’évier, la présence de circuits dédiés pour les gros appareils.
- 💻 Coin bureau : compter les équipements branchés en simultané, observer le passage des câbles au sol, anticiper un futur deuxième écran.
- 🛋️ Salon : regrouper les usages autour du meuble TV, prévoir une prise pour une lampe d’ambiance ou un futur coin lecture.
- 🛏️ Chambres : assurer au moins deux prises par côté de lit et une prise libre pour un éventuel ventilateur ou purificateur d’air.
- 🧺 Buanderie / garage : évaluer la puissance nécessaire, vérifier l’état des prises existantes, repérer l’humidité éventuelle.
La dimension esthétique compte également. Une prise encastrée bien alignée avec une plinthe, une crédence ou un bandeau d’éclairage valorise l’ensemble de la pièce. Dans un séjour avec poutres apparentes, on peut même coordonner l’ajout de prises avec une réflexion globale sur l’ambiance, par exemple en repensant aussi l’éclairage sous poutres apparentes pour mettre en valeur volumes et matériaux.
Pour trancher entre plusieurs emplacements possibles, un simple crayon et quelques gabarits cartonnés suffisent. On trace, on simule la présence de meubles, on vérifie l’accessibilité depuis le canapé ou le plan de travail. L’objectif est clair : chaque prise doit accompagner les usages, sans les contraindre. Une fois ces zones clés repérées, la préparation du chantier peut commencer, côté sécurité et matériel.

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Préparer l’installation électrique : sécurité, matériel et type de mur pour une prise facile
Une installation de prise réussie commence toujours par des gestes de sécurité très concrets. Sur le chantier de Camille, par exemple, tout débute au tableau électrique. Avant de toucher le moindre fil, le disjoncteur général est basculé sur arrêt, puis le disjoncteur du circuit concerné est clairement identifié et laissé en position coupée. Un morceau de ruban ou un mot écrit à la main rappelle à toute la famille de ne surtout pas rallumer pendant l’intervention.
Ensuite, un testeur de tension vient confirmer, sur la prise ou la boîte de dérivation, que le courant est réellement absent. Même si le disjoncteur est coupé, cette double vérification évite les mauvaises surprises dues à des circuits mal repérés ou à des modifications anciennes. Gants isolants, lunettes de protection lorsque l’on perce un mur, espace de travail dégagé : ces précautions peuvent sembler évidentes, mais elles font la différence en cas d’imprévu.
Le matériel nécessaire reste assez simple mais doit être en bon état : tournevis isolés, pince coupante, pince à dénuder, testeur, niveau à bulle, boîtier d’encastrement ou boîte en saillie, vis et chevilles adaptées. Pour les murs pleins, une scie-cloche montée sur perceuse à percussion facilite grandement la création du logement. Sur les cloisons en plaque de plâtre, une scie sauteuse ou une scie à guichet peut suffire.
Un détecteur de câbles ou de montants est également précieux. Dans un couloir récemment doublé en placo, ce type d’outil permet de repérer une gaine existante, un montant métallique ou une canalisation. L’idée est d’éviter de percer à l’aveugle et de sectionner un câble déjà en place. Lors de projets plus larges de rénovation, il est fréquent d’associer ce type de vérification à une réflexion globale sur la maison et ses aides financières, par exemple via un guide dédié aux aides à la rénovation de maison ancienne.
Le type de mur oriente beaucoup la suite des opérations. Trois grandes situations se présentent le plus souvent :
- 🧱 Mur plein (brique, parpaing, béton) : idéal pour une prise encastrée durable, mais demande un perçage plus physique et parfois un peu de rebouchage.
- 🧩 Cloison légère (placo) : encastrement très confortable, à condition de respecter l’entraxe des montants et de ne pas affaiblir la structure.
- 🪨 Mur en pierre ou support très dur : parfois plus judicieux d’opter pour une prise en saillie afin de limiter la poussière et les travaux lourds.
Le choix entre prise encastrée et en saillie repose sur un équilibre entre esthétisme, temps disponible et contexte. Dans un salon soigné, l’encastré apporte une finition propre, presque invisible. Dans un garage où les surfaces sont brutes et l’enjeu surtout pratique, une prise en saillie fixée solidement, avec des goulottes apparentes, fait parfaitement l’affaire.
| Solution de pose 🔧 | Atouts ✨ | Limites ⚠️ |
|---|---|---|
| Prise encastrée | Très discrète, idéale dans les pièces de vie 🛋️ | Demande un perçage profond et plus de temps de préparation |
| Prise en saillie | Installation rapide, parfaite en garage, cave ou atelier 🚗 | Plus visible, peut gêner le positionnement de certains meubles |
| Repiquage sur prise existante | Limite le tirage de câble, pratique pour une prise voisine ➕ | Nécessite un circuit non surchargé et bien dimensionné |
Dernier point crucial de la préparation : la capacité du circuit. Une prise classique est en général protégée par un disjoncteur 16 A, raccordée à des conducteurs de 1,5 mm². Mais si ce même circuit alimente déjà plusieurs gros consommateurs, ajouter une prise peut s’avérer risqué. Un disjoncteur qui déclenche régulièrement, ou qui refuse de se réenclencher, est déjà le signe d’un problème plus profond ; dans ce cas, il est utile de s’appuyer sur des ressources spécialisées, comme celles qui expliquent pourquoi un disjoncteur déclenche sans réarmement.
Préparation, vérifications, choix d’outillage et de solution de pose : une fois ces bases posées, il devient beaucoup plus simple d’aborder la phase suivante, celle de l’identification des fils et du choix de la bonne méthode de raccordement.
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Identifier les fils électriques et choisir la méthode adaptée pour ajouter une prise
Au moment d’ouvrir une prise existante ou une boîte de dérivation, beaucoup de particuliers ressentent un léger flottement : ces trois fils colorés impressionnent parfois plus qu’un mur à percer. Pourtant, une fois la logique comprise, tout devient plus lisible. Dans la majorité des installations récentes, le code couleur est le suivant : bleu pour le neutre, marron ou rouge pour la phase, vert/jaune pour la terre. Cette cohérence est un allié précieux pour qui veut installer une prise en toute simplicité.
Sur le chantier de Camille, le repiquage sur une prise du salon illustre bien cette logique. Après avoir vérifié l’absence de tension, le mécanisme est démonté pour accéder aux conducteurs. Le fil bleu est identifié et repéré comme neutre, le fil marron comme phase, et le fil vert/jaune comme terre. Un rapide contrôle au testeur de tension, avant coupure, avait d’ailleurs permis de confirmer quelle couleur portait la phase, ce qui rassure toujours avant de manipuler.
Selon le projet, plusieurs types d’intervention sont possibles :
- 🔄 Remplacement simple : une prise abîmée ou vieillissante est remplacée par un modèle neuf, au même endroit, avec les mêmes fils.
- ➕ Ajout par repiquage : une nouvelle prise est installée à proximité immédiate d’une prise existante, sur le même circuit.
- 🧵 Création de circuit ou de point de prise distant : tirage de nouveaux câbles depuis une boîte de dérivation ou directement depuis le tableau.
Le remplacement simple constitue souvent un premier exercice rassurant. On repère les fils, on note leur emplacement sur la prise actuelle, puis on les rebranche dans l’ordre sur la nouvelle. Cette opération permet aussi de s’assurer que la terre est bien raccordée ; si ce n’est pas le cas, c’est l’occasion de corriger une anomalie de sécurité.
Le repiquage, lui, demande un peu plus de méthode. Il s’agit de prolonger chaque conducteur (phase, neutre, terre) vers la nouvelle prise, en utilisant des fils de même section. On laisse suffisamment de longueur pour travailler sans tirer sur les câbles, on réalise des connexions propres avec des bornes adaptées, puis on range soigneusement les fils dans la boîte. L’objectif : aucune tension mécanique, aucun fil pincé, aucun cuivre apparent.
| Type d’intervention 🔌 | Niveau de difficulté 🧠 | Point de vigilance ✅ |
|---|---|---|
| Remplacement d’une prise | Faible 🙂 | Respecter l’ordre des fils, serrer correctement les connexions |
| Repiquage sur prise voisine | Moyen ⚙️ | Contrôler la capacité du circuit et la qualité de la boîte d’encastrement |
| Création de nouvelle ligne | Élevé 🚧 | Souvent à confier à un électricien pour le dimensionnement et le cheminement |
Dans certains projets, la création de nouvelles prises accompagne d’autres améliorations : ajout d’un détecteur de mouvement pour l’éclairage extérieur, installation de volets roulants solaires ou encore mise en place d’une solution domotique. Ces équipements ont leurs propres exigences électriques. Avant d’ajouter une prise dans une zone technique, il peut être pertinent de consulter des ressources sur le raccordement d’un détecteur de mouvement pour lampe extérieure ou sur la manière d’intégrer un volet roulant solaire dans une installation existante.
À ce stade, un dernier contrôle visuel et tactile sur les conducteurs s’impose : isolant intact, absence de noircissement, fils correctement maintenus dans les gaines. Dès que l’on observe des traces de chauffe ou des bricolages anciens, mieux vaut s’arrêter, ne pas forcer et envisager une remise à niveau plus globale du circuit. Identifier les bons fils et la bonne méthode, c’est poser une base solide pour la suite : le montage proprement dit de la prise.
Installer une prise électrique pas à pas : du perçage au branchement final
Une fois l’emplacement validé, les outils prêts et la méthode de raccordement choisie, l’installation de la prise ressemble davantage à une séquence de gestes précis qu’à un défi technique. L’idée est d’avancer calmement, en contrôlant chaque étape. Dans le salon de Camille, l’ajout d’une prise encastrée voisine de la prise existante s’est déroulé en une fin d’après-midi, sans urgence et sans poussière envahissante.
Tout commence par le traçage. Le boîtier d’encastrement est posé contre le mur, son contour reproduit au crayon, à hauteur adaptée : souvent autour de 30 cm du sol fini pour les prises « classiques », plus haut au-dessus du plan de travail en cuisine. Un niveau à bulle garantit l’horizontalité, surtout si plusieurs prises sont alignées.
La découpe vient ensuite. Avec une scie-cloche sur mur plein ou un outil de découpe sur placo, l’ouverture est créée en suivant le tracé. Les gravats sont retirés, le trou légèrement ajusté si nécessaire pour que le boîtier s’insère sans forcer, mais sans jeu excessif. Sur une cloison légère, des pattes de fixation intégrées au boîtier se refermeront à l’arrière du panneau pour le maintenir solidement.
Les conducteurs sont ensuite amenés dans le boîtier. S’il s’agit d’un repiquage, la gaine contenant les fils supplémentaires est glissée depuis la prise existante jusqu’au nouvel emplacement. Dans tous les cas, on veille à laisser une boucle de réserve suffisante pour pouvoir manipuler les fils sans les tendre.
Le branchement proprement dit suit une logique simple : le fil bleu (neutre) dans la borne N, le fil rouge ou marron (phase) dans la borne L, le fil vert/jaune (terre) sur la borne dédiée. On dénude environ 8 à 10 mm de cuivre, ni plus ni moins. Chaque vis est serrée fermement, mais sans excès, puis on tire légèrement sur les fils pour vérifier qu’ils sont bien maintenus. Aucun cuivre ne doit rester apparent hors de la borne.
| Étape d’installation 🪜 | Geste principal 🛠️ | Contrôle à effectuer ✅ |
|---|---|---|
| Traçage et découpe du mur | Tracer au niveau, percer ou découper l’ouverture 🧱 | Boîtier qui s’insère correctement, sans jeu exagéré |
| Passage des conducteurs | Faire arriver les fils dans le boîtier 🔁 | Longueur suffisante et gaine non abîmée |
| Branchement de la prise | Raccorder neutre, phase et terre aux bonnes bornes | Fils bien serrés, cuivre non visible, aucun mélange de couleurs |
| Fixation et habillage | Visser le mécanisme et poser la plaque de finition 🎨 | Prise droite, affleurante au mur, vis serrées sans déformer |
Une fois le mécanisme relié, il est positionné dans le boîtier. Les fils sont rangés délicatement, en éventail, sans pliure violente. Les vis latérales viennent alors fixer le support au boîtier. On vérifie l’alignement au niveau, on ajuste au besoin, puis on clipse la plaque de finition. Visuellement, la prise doit se fondre dans le décor, sans jour visible entre la plaque et le mur.
Dans une prise en saillie, la logique est semblable, mais le boîtier se fixe directement à la surface du mur avec des chevilles et des vis adaptées. Les câbles visibles sont guidés dans des goulottes collées ou vissées, ce qui protège les conducteurs et offre un rendu plus propre. Ce type de montage est souvent choisi dans les garages ou ateliers, où l’on peut aussi réfléchir à des solutions plus globales, comme l’ajout de prises pour recharger un vélo à assistance électrique ou alimenter un futur système de panneaux solaires domestiques, en écho à des solutions plus ambitieuses comme l’installation de panneaux solaires par Vivint.
Le geste final de cette phase est simple : revisser une dernière fois sans excès, effacer les traces de crayon, ranger les outils et vérifier visuellement la cohérence de l’ensemble. L’installation est prête pour la mise sous tension et les tests de fonctionnement.
Tester, sécuriser et faire durer sa nouvelle prise pour un usage quotidien serein
Une prise qui s’allume, ce n’est pas encore une prise sûre. Le moment de remettre le courant est celui où il faut rester le plus attentif. Au tableau électrique, le disjoncteur général est remis en marche, puis celui du circuit concerné. Aucun claquement anormal ne doit se produire. Dans la pièce, un testeur de tension est branché sur la nouvelle prise pour vérifier que l’alimentation arrive bien.
Pour le premier essai, il est conseillé d’utiliser un appareil peu gourmand, comme une petite lampe ou un chargeur de téléphone. Si tout fonctionne, la lumière s’allume, l’appareil charge, sans bruit de crépitement ni odeur suspecte. Après quelques minutes, on pose la main sur la prise : elle doit rester froide ou à peine tiède. Une montée en température rapide, une légère odeur de chaud ou un grésillement doivent alerter et amener à couper immédiatement le courant pour inspecter les connexions.
Dans la vie quotidienne, beaucoup de défauts d’installation se révèlent au fil des semaines. Un disjoncteur qui tombe systématiquement quand plusieurs appareils fonctionnent en même temps, une prise qui devient chaude, une multiprise qui noircit : autant de signaux qu’il ne faut pas ignorer. Couper, observer et, si besoin, faire appel à un professionnel évite d’entrer dans des situations dangereuses.
Les pièces techniques demandent un soin particulier. Dans une buanderie par exemple, la vapeur d’une centrale ou la proximité d’un sèche-linge imposent une vigilance accrue sur la qualité des contacts et la présence d’une terre opérationnelle. Les pièces humides (salle de bains, cuisine) réclament aussi une bonne compréhension des volumes de sécurité autour des points d’eau. En parallèle, bien régler ou désactiver temporairement une alarme incendie lors de travaux poussiéreux évite les déclenchements intempestifs, tout en la réactivant dès la fin des opérations.
Pour faire durer les prises et préserver le réseau domestique, quelques réflexes simples s’installent facilement :
- ⚠️ Éviter les multiprises en cascade et les blocs surchargés derrière les meubles.
- 📦 Répartir les gros consommateurs (four, lave-linge, clim) sur des circuits adaptés.
- 🔍 Inspecter visuellement les prises situées dans les zones les plus sollicitées (cuisine, buanderie) une à deux fois par an.
- 🧼 Nettoyer en douceur les plaques de finition, sans produits agressifs qui pourraient attaquer le plastique.
- 🔌 Débrancher les chargeurs inutilisés pour limiter la consommation et préserver les connecteurs.
Dans une maison qui évolue, l’ajout progressif de prises peut accompagner d’autres améliorations, comme le remplacement d’un vieux chauffe-eau par un modèle plus performant, l’installation de fenêtres motorisées avec une meilleure autonomie de batterie Velux, ou même la pose de protections solaires connectées. À chaque étape, la clé reste la même : un réseau électrique clair, maîtrisé, entretenu.
Une prise bien testée, bien utilisée, devient alors un point d’appui discret du quotidien. Elle permet de cuisiner, travailler, se détendre et recharger appareils et outils sans arrière-pensée. C’est ce genre de détail technique, réglé une bonne fois pour toutes, qui contribue à un intérieur vraiment apaisant.
Peut-on installer une prise électrique soi-même sans être électricien ?
Oui, il est possible d’installer ou de remplacer une prise soi-même si l’on respecte scrupuleusement les règles de sécurité : couper l’alimentation au tableau, vérifier l’absence de tension avec un testeur, utiliser du matériel conforme et suivre une méthode claire. En revanche, dès que le circuit est ancien, modifié plusieurs fois ou qu’il faut créer une nouvelle ligne depuis le tableau, l’intervention d’un électricien est vivement recommandée.
Quelle distance respecter entre une prise et un point d’eau ?
Dans une cuisine ou une buanderie, il est conseillé de garder au minimum 30 cm entre une prise et un évier, un bac ou toute source d’eau, en veillant à ce qu’aucune éclaboussure directe ne puisse atteindre la prise. Dans une salle de bains, les règles sont plus strictes et dépendent des volumes autour de la baignoire ou de la douche : en cas de doute, mieux vaut demander conseil à un professionnel pour rester conforme aux normes en vigueur.
Comment savoir si mon circuit peut supporter une prise supplémentaire ?
Pour vérifier si un circuit accepte une prise de plus, il faut contrôler le calibre du disjoncteur (souvent 16 A pour les prises), la section des câbles (en général 1,5 mm²) et lister les appareils déjà branchés sur cette ligne. Si le disjoncteur déclenche souvent ou si plusieurs gros équipements fonctionnent déjà sur ce circuit, mieux vaut éviter d’ajouter une nouvelle prise et envisager un circuit dédié installé par un électricien.
La prise doit-elle toujours être raccordée à la terre ?
Dès qu’un fil de terre est présent dans la gaine, il doit obligatoirement être raccordé à la borne de terre de la prise. Ce conducteur est indispensable pour la sécurité des personnes : en cas de défaut, il permet au disjoncteur différentiel de couper le courant rapidement. Sur une installation neuve, une prise sans terre n’est pas acceptable, en particulier dans les pièces humides ou techniques.
Que faire si la nouvelle prise chauffe ou dégage une odeur de brûlé ?
Il faut couper immédiatement le courant au tableau, ne plus utiliser la prise et démonter le mécanisme pour inspecter l’intérieur. Une vis mal serrée, un conducteur abîmé ou une surcharge du circuit peuvent être en cause. Si l’isolant des fils est noirci ou si la cause n’est pas clairement identifiable, il est indispensable de faire intervenir un électricien pour remettre l’installation en sécurité avant tout nouvel usage.


Installer une prise électrique moi-même ? Je suis un peu nerveuse, mais en suivant les étapes, ça peut être fait !
Installer des prises soi-même, c’est comme donner vie à sa créativité ! Qui n’aime pas un intérieur bien organisé ?
C’est super utile de connaître ces conseils pour installer des prises électriques en toute sécurité !