Transplanter un arum nâest pas un simple changement de place dans le jardin. Câest lâoccasion de repenser un massif, dâĂ©quilibrer les zones dâombre et de lumiĂšre, et de garantir Ă cette plante architecturale une floraison gĂ©nĂ©reuse pour les annĂ©es Ă venir. Quand le jardin devient une extension naturelle de la maison, dĂ©placer un arum avec mĂ©thode permet dâharmoniser les circulations, de libĂ©rer un passage ou de mettre en valeur une terrasse tout en respectant le rythme du vivant.
Ce guide propose une approche claire et concrĂšte : comprendre le cycle de lâarum, choisir le bon moment, prĂ©parer le sol, soigner la transplantation et surveiller les signes de stress. Avec quelques gestes mesurĂ©s, un peu dâanticipation et des matĂ©riaux simples (terre ameublie, compost, paillage), il devient possible de dĂ©placer cette plante sans la condamner, et mĂȘme de la voir refleurir plus gĂ©nĂ©reusement quâavant.
| Envie de mieux vivre chez vous ? VoilĂ ce qu’il faut retenir : |
|---|
| â Transplanter lâarum en automne ou au dĂ©but du printemps đ± pour profiter de sa dormance et limiter le stress. |
| â PrĂ©parer un sol riche, frais et bien drainĂ© đ§ avec compost et terre ameublie pour favoriser lâenracinement. |
| â Conserver une large motte de terre autour des rhizomes đȘŽ afin dâĂ©viter le choc au moment du dĂ©placement. |
| â Ăviter lâĂ©tĂ© brĂ»lant et les pĂ©riodes de gel âïžâïž, souvent fatales aux arums fraĂźchement transplantĂ©s. |
| â Observer les signes de stress đ (feuilles jaunes, flĂ©tries) et ajuster lâarrosage et le paillage si nĂ©cessaire. |
Comprendre le cycle de lâarum pour rĂ©ussir la transplantation et la floraison future
Transplanter un arum sans compromettre sa floraison future commence par une bonne comprĂ©hension de son cycle de vie. Cette plante graphique, souvent choisie pour structurer un massif prĂšs dâune terrasse ou dâune allĂ©e, alterne des pĂ©riodes de croissance intense et des phases de repos. Respecter ce rythme, câest dĂ©jĂ faire la moitiĂ© du travail.
Dans un petit jardin de banlieue, par exemple, un massif dâarums avait envahi le bord dâun chemin menant Ă lâentrĂ©e de la maison. PlutĂŽt que de les arracher en plein Ă©tĂ©, le choix a Ă©tĂ© fait dâattendre que le feuillage jaunisse Ă lâautomne. RĂ©sultat : un dĂ©placement fluide, sans perte, et une floraison rĂ©guliĂšre lâannĂ©e suivante, dans un nouvel espace plus cohĂ©rent avec la circulation du jardin.
Le cycle annuel de lâarum : une boussole pour le bon timing
Lâarum suit un rythme saisonnier bien marquĂ©, qui sert de repĂšre pour planifier le dĂ©placement. En pĂ©riode de croissance, la plante dĂ©ploie ses grandes feuilles vertes et ses inflorescences Ă©lĂ©gantes tout en stockant de lâĂ©nergie dans ses organes souterrains. Pendant cette phase, elle nâaime pas ĂȘtre dĂ©rangĂ©e.
DĂšs que les tempĂ©ratures baissent et que les jours raccourcissent, le feuillage dĂ©cline progressivement. La plante se retire alors sous terre et entre dans sa phase de repos. Câest prĂ©cisĂ©ment ce moment de dormance qui devient idĂ©al pour envisager une transplantation.
- đ± Printemps : sortie de dormance, apparition des jeunes pousses.
- đž DĂ©but / milieu dâĂ©tĂ© : floraison, feuillage dense, accumulation de rĂ©serves.
- đ Automne : ralentissement, jaunissement, entrĂ©e en repos.
- âïž Hiver : repos vĂ©gĂ©tatif, vie concentrĂ©e dans les rhizomes ou bulbes.
Transplanter lâarum alors que la majoritĂ© de son Ă©nergie est stockĂ©e dans ses rhizomes permet de limiter la casse au niveau du feuillage et de rĂ©duire le stress hydrique. Câest la logique mĂȘme du travail âavecâ la plante, plutĂŽt que contre son rythme.
| PĂ©riode đ | Ătat de lâarum đż | Transplantation recommandĂ©e â |
|---|---|---|
| Fin dâautomne đ | Feuilles qui jaunissent, dĂ©but de repos | Oui, pĂ©riode idĂ©ale đ |
| DĂ©but de printemps đ± | Petites pousses, rĂ©veil progressif | Oui, trĂšs favorable â |
| ĂtĂ© âïž | Pleine croissance + floraison | Non, Ă Ă©viter đ« |
| Hiver en pĂ©riode de gel âïž | Repos, sol froid ou gelĂ© | Non, sauf climat trĂšs doux â ïž |
Dans un jardin bien pensĂ©, cette connaissance du cycle permet aussi de coordonner le dĂ©placement de lâarum avec dâautres travaux : rĂ©fection dâune terrasse, crĂ©ation dâune bordure, installation dâun point dâeau. Lâarum devient alors un vĂ©ritable outil de composition de lâespace.
Pourquoi la dormance protĂšge la floraison future
DĂ©placer une plante en repos, câest intervenir lorsque sa circulation de sĂšve est au ralenti et que ses besoins en eau sont plus modestes. La plante encaisse mieux le choc, se concentre sur la reconstruction de son rĂ©seau racinaire, puis relance sa croissance au printemps suivant, dans un sol dĂ©jĂ explorĂ©.
Les jardiniers qui choisissent cette fenĂȘtre observent trĂšs souvent :
- đŒ Une reprise plus franche la saison suivante.
- đ Un feuillage moins abĂźmĂ© aprĂšs le dĂ©placement.
- đș Une floraison plus stable, sans annĂ©es âblanchesâ.
Ă lâinverse, une transplantation en pleine floraison coupe la plante au milieu de son effort. Les fleurs avortent, les rĂ©serves ne se reconstituent pas correctement et la saison suivante peut ĂȘtre dĂ©cevante. Prendre appui sur le cycle naturel, câest donc la base dâun arum durablement florifĂšre.
Comprendre ce calendrier ouvre la voie Ă la question clĂ© suivante : au sein de ce cycle, quand lâautomne ou le printemps sont-ils rĂ©ellement les plus pertinents pour transplanter un arum dans un jardin vivant et habitĂ© au quotidien ?

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Quand transplanter un arum : choisir la meilleure période sans compromettre la reprise
Choisir le moment exact pour transplanter un arum est dĂ©cisif pour sa survie et sa floraison future. Entre le dĂ©but du printemps et la fin de lâautomne, la bonne fenĂȘtre dĂ©pend du climat local, de lâĂ©tat de la plante et du projet global dâamĂ©nagement. LâidĂ©e est simple : intervenir quand le sol est âsoupleâ, les tempĂ©ratures modĂ©rĂ©es et lâarum au repos ou en rĂ©veil doux.
Dans une ville comme Lyon, par exemple, un propriĂ©taire a dĂ©placĂ© la moitiĂ© de ses arums en octobre et lâautre moitiĂ© dĂ©but mars. Les plantes dĂ©placĂ©es Ă lâautomne se sont installĂ©es tranquillement avant lâhiver, tandis que celles transplantĂ©es au printemps ont profitĂ© des pluies rĂ©guliĂšres pour ancrer rapidement leurs racines. Les deux options ont fonctionnĂ©, mais avec un feuillage plus vigoureux sur les sujets dâautomne.
Transplanter un arum au printemps : accompagner le rĂ©veil đ±
Au dĂ©but du printemps, lorsque les risques de gel fort sâĂ©loignent, le sol se rĂ©chauffe et devient plus facile Ă travailler. Les arums commencent Ă sortir de dormance, ce qui offre une pĂ©riode confortable pour repenser leur emplacement, surtout dans les rĂ©gions aux hivers marquĂ©s.
Les atouts du printemps sont nombreux :
- đ€ïž TempĂ©ratures modĂ©rĂ©es : moins de stress thermique pour une plante fragilisĂ©e.
- â Pluies rĂ©guliĂšres : un arrosage naturel qui aide lâenracinement.
- đż Sol assoupli : dĂ©terrage plus doux, racines moins cassĂ©es.
- đž Floraison possible dĂšs lâĂ©tĂ© suivant, si la transplantation reste dĂ©licate.
Attention toutefois Ă ne pas attendre que les tiges soient trop dĂ©veloppĂ©es. Plus la partie aĂ©rienne est grande, plus il faut dâeau et dâĂ©nergie pour la maintenir, ce qui complique la reprise aprĂšs dĂ©placement.
Transplanter un arum en automne : prĂ©parer la prochaine saison đ
Lâautomne est lâautre grande pĂ©riode favorable. AprĂšs lâĂ©tĂ©, lâarum ralentit sa croissance, le feuillage dĂ©cline et le sol reste encore tiĂšde. Pour qui souhaite rĂ©organiser ses massifs avant lâhiver, câest un moment trĂšs pratique.
Les bĂ©nĂ©fices dâun dĂ©placement automnal sont clairs :
- đ Moins de feuillage Ă manipuler : la plante concentre son Ă©nergie sous terre.
- đ§ïž HumiditĂ© naturelle : peu dâarrosages Ă prĂ©voir, surtout en climat ocĂ©anique.
- đȘŽ Temps pour sâenraciner avant lâhiver, surtout dans les rĂ©gions tempĂ©rĂ©es.
- đĄ Massifs prĂȘts dĂšs le printemps sans chantier de derniĂšre minute autour de la maison.
Dans les zones froides, un paillage généreux aprÚs la transplantation aide à protéger les rhizomes du gel et stabilise la température du sol. Cette précaution simple fait souvent la différence.
| Situation du jardin đ§ | Moment conseillĂ© â° | Conseil pratique đĄ |
|---|---|---|
| Climat tempĂ©rĂ©, hivers doux đŠïž | Fin dâautomne ou dĂ©but de printemps | Deux fenĂȘtres possibles, au choix selon vos travaux đ |
| Climat froid, hivers rigoureux âïž | DĂ©but de printemps | Limiter les risques de gel sur les rhizomes đ§ |
| Massif trop dense aprĂšs floraison đž | Automne | Profiter du nettoyage gĂ©nĂ©ral du jardin đ |
| RĂ©amĂ©nagement de terrasse ou dâallĂ©e đ ïž | Automne ou printemps | Coordonner avec les autres plantations et travaux đ |
Les pĂ©riodes Ă Ă©viter pour protĂ©ger lâarum đ«
Ă lâinverse, certaines saisons compliquent fortement la reprise. Avec des Ă©tĂ©s de plus en plus chauds et secs, dĂ©placer un arum en plein mois de juillet ou dâaoĂ»t revient presque Ă le condamner, surtout si le jardin manque de points dâombre ou de systĂšmes dâarrosage fiables.
Quelques repĂšres simples permettent de ne pas se tromper :
- âïž Ăviter lâĂ©tĂ© : chaleur, Ă©vaporation rapide, racines qui se dessĂšchent vite.
- âïž Ăviter les gels intenses : sol dur, risques de blessures sur les racines.
- đș Ăviter la pleine floraison : la plante dĂ©pense dĂ©jĂ beaucoup dâĂ©nergie.
En résumé, la meilleure période pour transplanter un arum se résume à une rÚgle de bon sens : intervenir quand le sol est doux, la plante en repos relatif et le jardinier disponible pour quelques arrosages de suivi.
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PrĂ©parer le sol et lâemplacement : la base dâun arum bien transplantĂ© et florifĂšre
Une transplantation rĂ©ussie se joue autant sous la surface du sol quâau niveau du calendrier. Avant de sortir la bĂȘche, il est utile de concevoir le futur emplacement de lâarum comme une petite âpiĂšceâ du jardin : lumiĂšre adaptĂ©e, sol vivant, circulation fluide autour, lien avec la terrasse ou le chemin dâaccĂšs.
Dans le jardin de Claire, par exemple, des arums Ă©touffaient contre un muret plein sud. En les dĂ©plaçant vers un coin mi-ombragĂ© prĂšs dâun banc, avec un sol enrichi en compost, les plantes ont gagnĂ© en feuillage et en floraison, tout en crĂ©ant une nouvelle scĂšne agrĂ©able Ă vivre.
PrĂ©parer la plante avant le dĂ©placement đ§
Quelques jours avant de dĂ©placer lâarum, quelques gestes simples facilitent grandement lâopĂ©ration. Ils visent Ă assouplir la terre, Ă rĂ©duire lâĂ©vaporation et Ă protĂ©ger les racines lors de la sortie de terre.
- đŠ Arroser abondamment 2 Ă 3 jours avant pour humidifier la motte.
- âïž Supprimer le feuillage abĂźmĂ© pour limiter les pertes en eau.
- đ§ș PrĂ©parer caisses, bĂąches ou brouette pour transporter les mottes sans les casser.
Lors du dĂ©terrage, la bĂȘche se plante en cercle, Ă une certaine distance du pied, afin de conserver une large motte. Plus la motte est compacte, plus les racines restent protĂ©gĂ©es et fonctionnelles, ce qui rĂ©duit fortement le risque de choc.
Choisir le bon emplacement : lumiĂšre, sol, ambiance đ€ïž
Lâarum apprĂ©cie les sols riches, frais mais drainĂ©s, et une exposition de mi-ombre. Trop de soleil brĂ»le les feuilles, une ombre dense limite la floraison. Dans un jardin bien pensĂ©, lâarum trouve naturellement sa place en lisiĂšre dâombre : prĂšs dâun mur orientĂ© est, dâun arbre caduc ou le long dâune terrasse abritĂ©e.
- đ€ïž Mi-ombre claire : lumiĂšre douce matin ou fin de journĂ©e, pas de plein soleil brĂ»lant.
- đ± Sol humifĂšre : riche en matiĂšre organique, souple, vivant.
- đż Drainage correct : pas de cuvettes oĂč lâeau stagne aprĂšs la pluie.
- đĄ Emplacement cohĂ©rent avec la vie de la maison : bord de terrasse, entrĂ©e, vue depuis une fenĂȘtre.
| CritĂšre đ | Recommandation pour lâarum â | Impact sur la floraison đș |
|---|---|---|
| LumiĂšre đ | Mi-ombre, Ă©viter le plein soleil de midi | Feuillage bien vert, fleurs plus durables đž |
| Type de sol đ± | Riche, ameubli, avec compost | Racines actives, reprise plus rapide đż |
| HumiditĂ© đ§ | Sol frais, mais non marĂ©cageux | Moins de risques de pourriture, tiges solides â |
| Ambiance du lieu đĄ | Zone abritĂ©e du vent direct | Floraison mieux tenue, feuilles intactes đ |
Préparer le trou de plantation : accueillir la plante correctement
Le trou de plantation doit ĂȘtre prĂȘt avant de dĂ©terrer lâarum. Il se creuse plus large que profond, avec un fond bien ameubli, pour encourager les racines Ă explorer le sol en douceur.
- đłïž Creuser un trou 2 fois plus large que la motte.
- đż MĂ©langer terre du jardin et compost mĂ»r (jamais de fumier frais).
- đ§Ș Ăviter les engrais chimiques immĂ©diats, trop agressifs pour des racines fragilisĂ©es.
Une fois la motte en place, lâarum doit se retrouver Ă la mĂȘme profondeur quâavant. Replanter trop profondĂ©ment favorise la pourriture du collet, tandis quâune plantation trop haute expose les rhizomes au dessĂšchement.
Quand lâemplacement et le sol sont bien prĂ©parĂ©s, la transplantation devient un geste fluide. Reste alors Ă soigner le âjour Jâ et les premiĂšres semaines, cruciales pour une floraison solide.
Geste par geste : transplanter un arum sans le stresser
Le jour de la transplantation, lâobjectif est double : limiter le temps pendant lequel les racines sont Ă lâair et offrir immĂ©diatement Ă la plante un environnement stable. Une opĂ©ration menĂ©e calmement, sans prĂ©cipitation, permet de prĂ©server la structure de la motte et de donner toutes ses chances Ă lâarum.
Dans un lotissement rĂ©cent, deux jardins voisins ont servi de dĂ©monstration : chez lâun, les arums ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©s rapidement, sans prĂ©paration du trou ni arrosage sĂ©rieux. Chez lâautre, tout avait Ă©tĂ© anticipĂ© : sol prĂȘt, mottes compactes, paillage dĂšs la fin. Une saison plus tard, lâĂ©cart de floraison entre les deux jardins Ă©tait spectaculaire.
Installer la motte : profondeur, stabilité, contact avec le sol
La motte doit rester cohĂ©rente jusquâau moment oĂč elle est dĂ©posĂ©e dans le trou. Si elle sâeffrite un peu, lâessentiel est de garder les rhizomes groupĂ©s et de ne jamais les laisser sĂ©cher au soleil ou sous un vent fort.
- â±ïž Limiter le temps hors sol : dĂ©terrer, dĂ©placer, replanter dans la mĂȘme journĂ©e.
- đȘŽ Positionner la motte bien droite, ni trop profonde, ni trop haute.
- đ€Č Tasser Ă la main en comblant le trou, sans Ă©craser exagĂ©rĂ©ment la terre.
Un arrosage copieux immĂ©diatement aprĂšs plantation crĂ©e un bon contact entre les racines et la nouvelle terre, comble les Ă©ventuelles poches dâair et met en route le processus de reprise.
Arrosage et paillage aprĂšs transplantation đ§đ
Les premiĂšres semaines, lâarum ne dispose pas encore de racines capables dâexplorer en profondeur. Il dĂ©pend donc fortement de lâhumiditĂ© prĂ©sente dans la zone de plantation. Un arrosage rĂ©gulier, adaptĂ© au climat, est indispensable.
- đ§ Arroser gĂ©nĂ©reusement juste aprĂšs la plantation, puis tous les 3 Ă 4 jours en temps sec.
- đ Mettre en place un paillage de 5 Ă 8 cm (feuilles mortes, broyat, paille) autour du pied.
- đĄïž ProtĂ©ger temporairement du soleil brĂ»lant en cas de forte chaleur (voile dâombrage lĂ©ger).
| Geste aprĂšs transplantation đ ïž | FrĂ©quence đ | BĂ©nĂ©fice pour la plante đż |
|---|---|---|
| Arrosage copieux đŠ | ImmĂ©diatement, puis selon mĂ©tĂ©o | Hydratation constante, bonne reprise racinaire â |
| VĂ©rification du paillis đ | 1 fois par semaine | Sol frais, moins dâherbes indĂ©sirables đ± |
| Observation du feuillage đ | Ă chaque passage au jardin | DĂ©tection prĂ©coce dâun stress ou dâune maladie â ïž |
| Apport dâengrais organique đż | AprĂšs signes de reprise | Floraison et feuillage renforcĂ©s đž |
Renforcer lâarum pour une floraison durable
DĂšs que lâarum montre des signes clairs de reprise (nouvelles feuilles, tiges fermes), il est possible de lâaccompagner avec une nutrition douce et quelques gestes dâentretien. LâidĂ©e nâest pas de le âpousserâ artificiellement, mais de lui offrir un cadre favorable.
- đ§Ș PrivilĂ©gier les engrais organiques (compost, engrais naturels) plutĂŽt que les produits trop concentrĂ©s.
- âïž Ăliminer les feuilles abĂźmĂ©es pour limiter les foyers de maladie.
- đż Adapter lâarrosage : rĂ©duire en pĂ©riode trĂšs humide, maintenir une lĂ©gĂšre fraĂźcheur en pĂ©riode sĂšche.
Une fois cette phase passĂ©e, lâarum se comporte comme tout autre plante bien implantĂ©e. Il structure le massif, accompagne un banc, cadre une vue depuis la maison. La transplantation devient alors un investissement durable plutĂŽt quâune opĂ©ration ponctuelle.
Erreurs frĂ©quentes et signes de stress : sĂ©curiser la transplantation de lâarum
MĂȘme avec de bonnes intentions, certains rĂ©flexes peuvent fragiliser un arum fraĂźchement dĂ©placĂ©. Identifier ces piĂšges et savoir reconnaĂźtre les signaux dâalerte permet dâajuster rapidement les soins et de sauvegarder la floraison des saisons Ă venir.
Dans de nombreux jardins, les arums souffrent moins Ă cause de leur nature que de leur environnement : sol compactĂ©, exposition inadaptĂ©e, excĂšs dâeau. Une observation rĂ©guliĂšre et quelques corrections bien ciblĂ©es suffisent souvent Ă les remettre sur la bonne voie.
Les erreurs courantes lors de la transplantation đ«
Certains gestes reviennent souvent lorsquâun arum est dĂ©placĂ© sans prĂ©paration ou sans connaissance de son cycle. Les Ă©viter, câest dĂ©jĂ sĂ©curiser une bonne partie de la reprise.
- âïž Transplanter en pleine chaleur : la plante se dessĂšche, mĂȘme avec un arrosage gĂ©nĂ©reux.
- đș DĂ©placer en pleine floraison : les fleurs avortent, les rĂ©serves ne se reconstituent pas.
- âïž Couper la majoritĂ© des racines en creusant trop prĂšs du pied.
- đŠ Replanter dans un sol gorgĂ© dâeau ou trĂšs compact, qui asphyxie les racines.
Une autre erreur frĂ©quente consiste Ă penser que âplus dâeauâ compense tout. Or un arrosage permanent, sans respiration du sol, favorise la pourriture et les champignons. Lâarum aime un sol frais, pas une mare permanente.
ReconnaĂźtre les signes de stress et rĂ©agir vite đ
AprĂšs la transplantation, lâarum âparleâ surtout par son feuillage. Certains symptĂŽmes doivent alerter, sans pour autant signifier que tout est perdu. Lâimportant est de comprendre ce que la plante signale.
- đ Feuilles jaunes et molles : souvent signe dâexcĂšs dâeau ou de drainage insuffisant.
- đ„ Feuillage flĂ©tri malgrĂ© lâarrosage : choc thermique, soleil trop fort ou racines abĂźmĂ©es.
- ⳠAbsence totale de nouvelles pousses aprÚs plusieurs semaines : racines en difficulté, sol pauvre.
- đŠ Odeur de pourriture au collet : sol trop humide, maladie racinaire en cours.
| Signe observĂ© đ | Cause probable đ€ | Action corrective đ ïž |
|---|---|---|
| Feuillage jauni et mou đ | ExcĂšs dâeau, stagnation | RĂ©duire lâarrosage, amĂ©liorer le drainage, allĂ©ger le paillis đ§ |
| Feuilles qui brĂ»lent sur les bords đ„ | Trop de soleil direct | Installer une ombre lĂ©gĂšre, envisager un dĂ©placement futur đ€ïž |
| Aucune nouvelle pousse âł | Racines trĂšs abĂźmĂ©es, sol pauvre | Apporter du compost, patienter, surveiller lâĂ©volution đ± |
| Base qui pourrit, odeur forte đŠ | Sol marĂ©cageux, champignons | Drainer, rĂ©duire lâhumiditĂ©, supprimer les parties atteintes â ïž |
Installer de bons rĂ©flexes pour lâavenir
Une fois ces erreurs repĂ©rĂ©es, le dĂ©placement dâun arum devient un geste de routine, intĂ©grĂ© aux autres travaux du jardin. Quelques questions simples guident les dĂ©cisions, chaque annĂ©e.
- đ La pĂ©riode respecte-t-elle le cycle de lâarum (dormance ou rĂ©veil doux) ?
- đ§ Lâemplacement rĂ©pond-il Ă ses besoins : mi-ombre, sol riche, fraĂźcheur sans excĂšs ?
- đ§âđŸ Le sol est-il vivant (compost, paillage, peu de tassement) ?
Transplanter un arum, câest finalement apprendre Ă travailler avec la plante, son rythme et la rĂ©alitĂ© du climat. Une petite dĂ©cision prise au bon moment peut transformer un coin ratĂ© du jardin en scĂšne harmonieuse, belle Ă regarder depuis la maison comme Ă vivre au quotidien.
Ă quel moment prĂ©cis de lâannĂ©e est-il prĂ©fĂ©rable de transplanter un arum ?
Le meilleur moment pour transplanter un arum se situe en fin dâautomne, lorsque le feuillage jaunit et que la plante entre en dormance, ou au tout dĂ©but du printemps, juste aprĂšs les derniĂšres gelĂ©es. Dans ces pĂ©riodes, lâactivitĂ© de la plante est ralentie, ce qui limite le stress et facilite la reprise dans le nouveau sol. LâĂ©tĂ© et les pĂ©riodes de gel sont Ă Ă©viter, car ils fragilisent fortement les racines et la partie aĂ©rienne.
Faut-il couper les feuilles avant de déplacer un arum ?
Il nâest pas nĂ©cessaire de tout couper, mais retirer les feuilles abĂźmĂ©es ou trop dĂ©veloppĂ©es peut aider Ă limiter lâĂ©vaporation. Si le feuillage est trĂšs volumineux au moment du dĂ©placement, rĂ©duire lĂ©gĂšrement la masse aĂ©rienne permet Ă la plante de concentrer son Ă©nergie sur la reconstitution de ses racines. En pĂ©riode de dormance, quand les feuilles sont dĂ©jĂ en train de sĂ©cher, la question se pose moins.
Quelle taille de trou prévoir pour replanter un arum ?
Le trou de plantation doit ĂȘtre plus large que profond : environ deux fois le diamĂštre de la motte, avec un fond ameubli. Lâobjectif est dâoffrir un sol facile Ă explorer pour les racines. Lâarum doit ĂȘtre replantĂ© Ă la mĂȘme profondeur que dans son emplacement dâorigine pour Ă©viter Ă la fois la pourriture du collet (trop profond) et le dessĂšchement des rhizomes (trop haut).
Combien de temps faut-il pour quâun arum dĂ©placĂ© refleurisse correctement ?
Lâarum met en gĂ©nĂ©ral une saison Ă se stabiliser aprĂšs un dĂ©placement. Des signes de reprise (nouvelles feuilles, tiges plus fermes) apparaissent en quelques semaines, mais la floraison retrouve souvent toute son intensitĂ© lâannĂ©e suivante. Avec un sol riche, un arrosage maĂźtrisĂ© et un bon paillage, la plante peut mĂȘme devenir plus florifĂšre quâavant la transplantation.
Peut-on profiter de la transplantation pour diviser un arum ?
Oui, la transplantation est un excellent moment pour diviser un arum devenu trop dense. Une fois la motte sortie de terre, il suffit de séparer délicatement les rhizomes ou bulbes en plusieurs éclats, chacun portant des racines et un ou plusieurs bourgeons. Chaque éclat devient une nouvelle plante à replanter dans un sol préparé. Cette division permet de rajeunir le massif et de multiplier les arums dans différents coins du jardin.


Transplanter un arum est comme offrir un nouveau départ à une amie dans mon jardin.
Transplanter un arum, c’est vraiment un art. J’adore tout ce processus !
Transplanter un arum peut vraiment revitaliser un jardin ! Avez-vous déjà essayé cette méthode ?
Transplanter un arum, c’est une belle façon de redonner vie Ă son jardin !
Transplanter un arum, c’est comme redĂ©corer son jardin : un peu de patience et voilĂ un nouveau dĂ©cor !