Est-il sĂ©curitaire de tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ© ?

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Dans beaucoup de jardins, l’olivier est plus qu’un arbre : c’est une prĂ©sence, presque un repĂšre. Quand ses racines se rapprochent d’une terrasse, d’un mur ou d’une canalisation, une vraie question se pose : est-il sĂ©curitaire de tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ© ? Entre contraintes techniques et attachement affectif, l’enjeu est de trouver l’équilibre entre protection de la maison et respect du vivant. Comprendre comment l’olivier fonctionne, oĂč il puise sa force et jusqu’oĂč il peut encaisser une coupe racinaire Ă©vite les dĂ©cisions prises dans l’urgence, souvent irrĂ©versibles.

DerriĂšre chaque coup de bĂȘche, il y a en rĂ©alitĂ© un choix d’amĂ©nagement : comment organiser le sol, l’eau, l’ombre autour de cet arbre emblĂ©matique pour qu’il reste beau, stable et productif, mĂȘme dans un jardin urbain ou un patio minĂ©ral ? 🌿 En s’appuyant sur l’expĂ©rience des arboristes, les repĂšres des pĂ©piniĂ©ristes et le retour de terrain de nombreux particuliers, il est possible de poser un cadre clair : oui, on peut intervenir sur les racines d’un olivier, mais pas n’importe comment ni Ă  n’importe quel moment. Cet article propose une approche trĂšs concrĂšte, pensĂ©e pour celles et ceux qui veulent prĂ©server leur arbre tout en protĂ©geant leur habitat.

Envie de mieux vivre avec votre olivier ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir :
✅ Comprendre le systĂšme racinaire de l’olivier pour savoir oĂč et jusqu’oĂč intervenir sans danger. 🌳
✅ Respecter la rĂšgle des 25 % de racines maximum coupĂ©es lors d’une mĂȘme opĂ©ration pour limiter le stress. ⚖
✅ Choisir le bon moment (printemps ou dĂ©but d’automne, hors canicule et gel) pour favoriser la reprise. ⏱
✅ Chouchouter le sol aprĂšs la coupe : drainage, paillage, arrosage raisonnĂ©, engrais organiques. đŸŒ±
✅ PrivilĂ©gier les alternatives douces (taille des branches, mycorhizes, barriĂšres anti-racines) avant d’enlever trop de racines. đŸ› ïž

Comprendre les racines d’un olivier avant de les couper : ce qui se passe vraiment sous le sol

Impossible de dĂ©cider sereinement s’il est sĂ©curitaire de tailler les racines d’un olivier sans d’abord comprendre ce qui se joue sous la surface. Sous un tronc parfois trapu, le systĂšme racinaire forme une vĂ©ritable ombrelle souterraine qui dĂ©passe souvent la largeur du houppier. Sur un olivier d’une dizaine d’annĂ©es bien implantĂ©, le rĂ©seau peut s’étendre sur plusieurs mĂštres de diamĂštre, avec quelques racines plongeantes qui descendent jusqu’à 1,5–1,8 m dans un sol profond.

Pourtant, la majoritĂ© de l’activitĂ© vitale se concentre dans les premiers centimĂštres. Environ 70 % des racines fines absorbantes restent en surface, lĂ  oĂč se trouvent l’oxygĂšne, l’humiditĂ© et les nutriments. Ce maillage dĂ©licat fonctionne comme une dentelle : il capte la moindre goutte de pluie, la plus petite ressource minĂ©rale, surtout en climat chaud. Les racines plus Ă©paisses, plus profondes, assurent essentiellement l’ancrage et vont chercher l’eau en profondeur lors des sĂ©cheresses prolongĂ©es.

Quand une pelle, une tranchĂ©e de chantier ou un coup de scie viennent sectionner ces racines, ce ne sont pas de simples “cĂąbles” qui sont coupĂ©s, mais les conduits qui nourrissent l’arbre. La question n’est donc pas de savoir si l’olivier ressentira un stress (il en ressentira toujours un), mais jusqu’à quel niveau ce stress reste gĂ©rable pour lui. Comme pour un remodelage intĂ©rieur, l’idĂ©e est de retirer uniquement ce qui gĂȘne, sans fragiliser la structure porteuse.

Dans un petit jardin de ville, par exemple, un propriĂ©taire peut dĂ©couvrir qu’un olivier plantĂ© trop prĂšs d’un mur a dĂ©veloppĂ© des racines sous une dalle qui commence Ă  bouger. La tentation est forte de tout couper au ras de la fondation. Pourtant, une coupe brutale au pied du tronc vise directement les racines structurantes, celles qui stabilisent l’arbre. Le risque devient alors double : perte d’équilibre au vent et diminution brutale de la capacitĂ© d’absorption d’eau, ce qui peut entraĂźner dessĂšchement de branches, jaunissement puis chute de feuilles.

Les professionnels observent rĂ©guliĂšrement un autre effet, moins visible au dĂ©part : quelques mois aprĂšs une coupe trop sĂ©vĂšre, l’olivier peut sembler tenir, puis commencer Ă  dĂ©pĂ©rir lentement. Les rameaux se dĂ©garnissent, la floraison diminue, les olives se rarĂ©fient. Ce phĂ©nomĂšne correspond souvent Ă  un dĂ©sĂ©quilibre durable racines / feuillage : l’arbre n’a plus assez de “sous-sol” pour nourrir tout ce qui se trouve au-dessus.

Pour y voir clair, un repĂšre simple est utilisĂ© par les arboristes : ne pas retirer plus de 25 % du volume de racines en une seule fois. Au-delĂ , les chances de voir l’arbre souffrir durablement augmentent franchement, surtout sur un sujet adulte. Cette rĂšgle de bon sens ramĂšne Ă  l’idĂ©e centrale de cette premiĂšre partie : tailler les racines d’un olivier peut ĂȘtre sĂ©curitaire, Ă  condition d’agir avec mesure et en connaissance du rĂŽle de chaque zone racinaire. La suite consiste Ă  savoir dans quelles situations cette opĂ©ration se justifie vraiment.

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Dans quels cas tailler les racines d’un olivier est une solution acceptable (et quand s’abstenir)

Sous nos latitudes, les racines d’olivier ne deviennent pas gĂȘnantes par caprice. Elles rĂ©agissent Ă  ce qu’on construit autour d’elles : dalles bĂ©ton, piscines, rĂ©seaux enterrĂ©s, murs de soutĂšnement
 La vraie question n’est pas “peut-on couper ?” mais plutĂŽt “dans quel contexte est-ce le moindre mal pour prĂ©server Ă  la fois l’arbre et les amĂ©nagements ?”.

Un scĂ©nario typique : dans un petit patio, un olivier en bac a Ă©tĂ© laissĂ© des annĂ©es sans rempotage. Les racines tournent en spirale contre les parois, le substrat est Ă©puisĂ©, l’arbre vĂ©gĂšte. Ici, tailler les racines fait partie du soin normal, au mĂȘme titre qu’un rafraĂźchissement du feuillage. À l’inverse, sur un olivier trĂšs ĂągĂ©, plantĂ© en pleine terre au bord d’une restanque, couper de grosses racines pour gagner quelques centimĂštres sur une future allĂ©e peut s’avĂ©rer disproportionnĂ© par rapport au risque.

Quatre cas de figure reviennent réguliÚrement chez les particuliers :

  • đŸȘŽ Rempotage d’un olivier en pot ou bac : quand les racines forment un “chignon” compact et qu’il n’y a plus de terre visible.
  • 🚛 Transplantation ou dĂ©placement : l’olivier doit ĂȘtre dĂ©placĂ© pour un chantier, une extension de maison, une nouvelle piscine.
  • 🏡 Racines menaçant une structure : soulĂšvement d’une terrasse, proximitĂ© d’un mur, canalisation fragilisĂ©e.
  • 🩠 Parties racinaires malades ou pourries : sol asphyxiant, stagnation d’eau, champignons du sol.

Dans ces contextes, la taille des racines n’est pas un caprice, mais un acte de gestion. Pour visualiser l’impact de chaque niveau d’intervention, un tableau comparatif aide à poser les choses à plat.

💬 Situation Impact potentiel sur l’olivier Niveau de risque 😬
Coupe lĂ©gĂšre (< 10 % des racines) Stress modĂ©rĂ©, vite compensĂ© sur un arbre en bonne santĂ©. Faible ✅
Coupe moyenne (10 Ă  25 %) Ralentissement temporaire, besoin de suivi (arrosage, paillage). Moyen ⚠
Coupe forte (> 25 %) Risque de dessĂšchement, branches qui dĂ©pĂ©rissent, reprise compliquĂ©e. ÉlevĂ© 🚹
Coupe trĂšs proche du tronc (moins de 8 × le diamĂštre) Atteinte des racines structurantes, stabilitĂ© compromise. TrĂšs Ă©levĂ© ⛔

Pour illustrer, prenons le cas de Camille, qui rĂ©nove une maison de village. Son olivier, plantĂ© il y a 12 ans prĂšs de la future terrasse, voit certaines racines affleurer sous les dalles prĂ©vues. PlutĂŽt que d’abattre l’arbre, une coupe ciblĂ©e de quelques racines en pĂ©riphĂ©rie, associĂ©e Ă  la pose d’une barriĂšre anti-racines, permet de concilier confort de vie et prĂ©servation de l’arbre. L’important est alors de prĂ©parer le sol, rĂ©duire la taille de la ramure si besoin, et assurer un suivi d’arrosage pendant plusieurs mois.

La transplantation d’olivier reste, quant Ă  elle, un cas Ă  part. Plus l’arbre est ĂągĂ©, plus sa motte doit ĂȘtre large et profonde pour conserver un maximum de radicelles. Une extraction trop serrĂ©e revient Ă  laisser la moitiĂ© du systĂšme racinaire en terre, avec un taux de perte difficile Ă  rattraper, mĂȘme avec des soins attentifs. Une prĂ©paration en deux temps (prĂ©-dĂ©coupe des racines plusieurs mois avant le dĂ©placement, puis extraction) augmente nettement les chances de reprise.

Le fil rouge Ă  garder en tĂȘte dans cette partie est simple : tailler les racines d’un olivier devient une option acceptable quand aucun autre rĂ©glage d’amĂ©nagement ou de sol ne peut rĂ©soudre le problĂšme. DĂšs que le geste est possible autrement (dĂ©placer lĂ©gĂšrement un ouvrage, installer une barriĂšre, amĂ©liorer le drainage), il reste prĂ©fĂ©rable de prĂ©server le plus possible ce rĂ©seau souterrain.

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Comment tailler les racines d’un olivier sans le condamner : mĂ©thode pas Ă  pas

Une fois actĂ© que l’intervention est nĂ©cessaire, tout se joue dans la maniĂšre de s’y prendre. Comme pour une bonne rĂ©novation, la rĂ©ussite repose sur une combinaison de bon moment, bons outils et bons gestes. L’objectif : permettre Ă  l’olivier de reconstituer progressivement son systĂšme racinaire, sans se retrouver en dĂ©ficit complet d’eau et de nutriments.

Le premier paramĂštre Ă  cadrer est le choix de la pĂ©riode. Les fenĂȘtres les plus favorables sont :

  • 🌾 Printemps doux (avril–mai) : la sĂšve circule, l’arbre a de l’énergie pour fabriquer de nouvelles racines.
  • 🍂 DĂ©but d’automne (septembre–octobre) : tempĂ©ratures modĂ©rĂ©es, sol souvent plus humide, stress hydrique limitĂ©.

À Ă©viter absolument : les Ă©pisodes de canicule, la pleine sĂ©cheresse estivale, les pĂ©riodes de gel marquĂ©es et les moments oĂč l’arbre montre dĂ©jĂ  des signes de fatigue (feuillage terne, chute inexpliquĂ©e de feuilles).

Autre repĂšre prĂ©cieux : la rĂšgle des 8 diamĂštres. Elle consiste Ă  mesurer le diamĂštre du tronc Ă  environ 1 m du sol, puis Ă  multiplier par 8. La distance obtenue donne une limite prudente Ă  respecter pour Ă©viter de couper trop prĂšs du tronc. Un tronc de 15 cm de diamĂštre appelle donc une distance minimale d’environ 1,20 m pour toute coupe significative.

Une méthode structurée peut se résumer en quelques grandes étapes :

  • 🔍 Observation : vĂ©rifier l’état gĂ©nĂ©ral de l’olivier (vigueur, couleur du feuillage, prĂ©sence de maladies), analyser le type de sol et l’exposition.
  • 📏 DĂ©limitation : tracer un cercle de travail Ă  la distance retenue (au moins 8 × le diamĂštre du tronc, Ă  adapter selon les contraintes rĂ©elles du jardin).
  • ✂ Coupe : sectionner les racines nettes avec un sĂ©cateur costaud, une scie ou une Ă©goĂŻne propre, idĂ©alement en biseau pour favoriser l’écoulement de l’eau.
  • đŸŒ± Reprise du sol : reboucher soigneusement avec un mĂ©lange de terre en place, de compost mĂ»r et Ă©ventuellement de sable grossier en sol lourd.
  • 👀 Suivi : surveiller le comportement de l’arbre dans les semaines qui suivent, ajuster l’arrosage, installer un paillage protecteur.

Les outils jouent aussi un rĂŽle clĂ©. Un tranchant mal affĂ»tĂ© Ă©crase au lieu de couper, laissant des plaies irrĂ©guliĂšres sujettes Ă  la pourriture. DĂ©sinfecter rĂ©guliĂšrement lame de scie et sĂ©cateur entre deux coupes limite l’introduction de champignons dans le bois. Ce “soin du geste” est exactement ce qui fait la diffĂ©rence entre une taille racinaire maĂźtrisĂ©e et une agression subie par l’arbre.

Pour aller plus loin, beaucoup de jardiniers associent aujourd’hui leurs interventions Ă  une rĂ©flexion globale sur la taille aĂ©rienne. Un olivier qui vient de perdre une partie de ses racines ne peut plus nourrir la mĂȘme masse de feuillage. C’est lĂ  qu’un autre pilier entre en jeu : adapter la ramure et les soins du sol aprĂšs l’opĂ©ration, ce qui constitue tout le cƓur de la section suivante.

Prendre soin de l’olivier aprùs une coupe de racines : arrosage, sol et taille de la ramure

Une fois les racines taillĂ©es, tout commence vraiment. Les mois qui suivent sont dĂ©cisifs : l’olivier doit rééquilibrer son systĂšme, reconstituer des racines fines, ajuster sa quantitĂ© de feuilles Ă  ce que le sol peut dĂ©sormais nourrir. Un peu comme aprĂšs un gros chantier dans une maison, la phase de “finition” et d’entretien fait toute la diffĂ©rence sur le confort durable.

Premier levier : l’arrosage. Juste aprĂšs la coupe, un arrosage copieux aide Ă  remettre la terre en place autour des racines restantes et Ă  chasser les poches d’air. Mais ensuite, la rĂšgle est de viser un Ă©quilibre subtil : garder le sol frais sans l’asphyxier. En pratique, cela se traduit par :

  • 💧 des arrosages espacĂ©s mais rĂ©guliers, surtout les premiĂšres semaines ;
  • đŸŒŸ un paillage organique (broyat de branches, feuilles, copeaux) sur 5 Ă  8 cm d’épaisseur pour limiter l’évaporation ;
  • đŸš« l’évitement des excĂšs d’eau prolongĂ©s, en particulier en sol argileux.

DeuxiĂšme levier : la qualitĂ© du sol. Un apport de compost mĂ»r ou d’engrais organique spĂ©cial olivier, comme dĂ©taillĂ© dans les conseils disponibles sur cette ressource dĂ©diĂ©e aux engrais pour olivier, permet de soutenir en douceur la relance racinaire. L’idĂ©e n’est pas de “booster” l’arbre Ă  tout prix, mais de lui fournir un environnement riche en vie microbienne, favorable aux nouvelles radicelles.

TroisiÚme levier, souvent sous-estimé : la taille de la ramure. Alléger légÚrement le houppier aprÚs une coupe racinaire réduit la demande en eau et en nutriments. Quelques gestes simples suffisent :

  • ✂ supprimer les branches mortes ou mal placĂ©es, qui surchargent inutilement l’arbre ;
  • 🍃 Ă©claircir le centre de la couronne pour laisser circuler la lumiĂšre et l’air ;
  • đŸŒŹïž rĂ©duire un peu la hauteur sur un arbre trĂšs exposĂ© au vent, pour limiter la prise au vent tant que les racines se reforment.

Pour caler cette taille au bon moment, il est utile de se rĂ©fĂ©rer aux pĂ©riodes idĂ©ales de taille aĂ©rienne, bien dĂ©taillĂ©es dans les conseils pratiques sur cet article consacrĂ© au moment idĂ©al pour tailler un olivier. L’objectif reste d’éviter les tailles trĂšs sĂ©vĂšres au moment de la floraison, afin de ne pas compromettre complĂštement la rĂ©colte.

Enfin, un dernier geste peut accompagner cette phase de rĂ©cupĂ©ration : l’observation rĂ©guliĂšre. Feuillage qui jaunit, rameaux qui sĂšchent, rĂ©action anormale au vent
 ces signaux indiquent que l’arbre peine Ă  compenser la perte racinaire. Dans ce cas, on peut encore ajuster : rĂ©duire un peu plus la ramure, renforcer le paillage, adapter les apports en eau. À l’inverse, un feuillage qui reste vert, une floraison modĂ©rĂ©e mais prĂ©sente et de nouvelles pousses discrĂštes au niveau des rameaux indiquent que l’olivier est en train de “digĂ©rer” sereinement l’intervention.

Au fond, cette phase post-coupe rappelle une Ă©vidence : tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ©, c’est surtout rĂ©ussir ce qui se passe aprĂšs la taille, et pas uniquement le jour J de l’intervention.

Alternatives à la taille des racines : sols vivants, mycorhizes et aménagements plus intelligents

Dans un projet de maison comme dans un jardin, l’option la plus durable est souvent celle qui Ă©vite d’avoir Ă  “rĂ©parer” plus tard. Avant de dĂ©cider de couper des racines d’olivier, une question simple mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e : que peut-on ajuster autour de l’arbre pour ne pas toucher Ă  son systĂšme racinaire ? Dans bien des cas, quelques choix d’amĂ©nagement ou de sol suffisent Ă  dĂ©samorcer ce qui semble au dĂ©part insoluble.

Une piste concrĂšte : les barriĂšres anti-racines. PosĂ©es entre un olivier et une terrasse, elles orientent les racines en profondeur ou latĂ©ralement, loin des fondations sensibles. Sur un terrain en pente, elles peuvent aussi aider Ă  maintenir l’arbre Ă  distance d’un mur de soutĂšnement. Cette solution fonctionne particuliĂšrement bien quand on l’intĂšgre lors d’une crĂ©ation de terrasse ou d’un rĂ©amĂ©nagement global.

Autre axe souvent nĂ©gligĂ© : la qualitĂ© structurale du sol. Beaucoup de racines “agressives” ne font que rĂ©agir Ă  un environnement mal adaptĂ© : sol compactĂ© par les engins, terre appauvrie aprĂšs un chantier, zones d’eau stagnante. Agir sur le sol revient Ă  travailler Ă  la source :

  • đŸŒ± incorporer du compost mĂ»r pour redonner de la vie et de la structure ;
  • đŸȘš allĂ©ger un sol argileux avec du sable grossier ou des graviers, afin de favoriser un bon drainage ;
  • 🍂 couvrir le sol avec des paillages organiques qui nourrissent progressivement la faune du sol.

Dans cette logique, certains jardiniers utilisent Ă©galement des mycorhizes : des champignons bĂ©nĂ©fiques qui vivent en symbiose avec les racines de l’olivier. Ces partenaires invisibles Ă©tendent la zone d’absorption de l’arbre bien au-delĂ  de ses racines visibles, tout en renforçant sa rĂ©silience face Ă  la sĂ©cheresse ou Ă  de petites coupes racinaires. Des produits mycorhiziens adaptĂ©s aux arbres mĂ©diterranĂ©ens se trouvent aujourd’hui facilement en jardinerie ou via des filiĂšres spĂ©cialisĂ©es.

Pour y voir clair dans les options “douces” disponibles, le tableau suivant propose un panorama rapide :

🌍 Solution douce Objectif principal Exemple concret ✅
BarriĂšre anti-racines ProtĂ©ger une terrasse, un mur ou une piscine Pose d’un film spĂ©cifique entre l’olivier et une dalle neuve.
Amendements de sol Rendre le sol plus accueillant et drainant MĂ©lange terre, compost et sable dans la zone d’enracinement.
Mycorhizes Augmenter l’efficacitĂ© du systĂšme racinaire Ajout de spores lors d’un rempotage ou d’une replantation. 🍄
RĂ©flexion d’implantation Limiter les conflits futurs racines / habitat Planter l’olivier Ă  distance des rĂ©seaux enterrĂ©s.

Dans un projet global de rĂ©novation ou de construction, cette approche change tout : on pense l’arbre comme un “voisin” Ă  part entiĂšre, avec ses besoins d’espace et de sol, plutĂŽt que comme un simple Ă©lĂ©ment dĂ©coratif Ă  ajuster au dernier moment. Cela Ă©vite de se retrouver, dix ans plus tard, Ă  devoir choisir entre abattage radical et intervention trĂšs lourde sur les racines.

En filigrane, une idĂ©e se dĂ©gage : plus les dĂ©cisions sont anticipĂ©es (implantation, type de sol, amĂ©nagement autour), moins il sera nĂ©cessaire un jour de se demander s’il est sĂ©curitaire de tailler les racines de l’olivier. Et quand l’intervention devient malgrĂ© tout incontournable, elle s’inscrit dans une stratĂ©gie globale cohĂ©rente, plutĂŽt qu’en rĂ©action Ă  une urgence.

Peut-on couper les racines d’un olivier sans le tuer ?

Oui, Ă  condition de rester mesurĂ© et mĂ©thodique. Il est recommandĂ© de ne pas retirer plus de 25 % du systĂšme racinaire lors d’une seule intervention, de couper Ă  une distance suffisante du tronc (environ 8 fois le diamĂštre du tronc) et de choisir le printemps ou le dĂ©but de l’automne. Avec un bon suivi (arrosage adaptĂ©, paillage, taille lĂ©gĂšre de la ramure, sol bien drainĂ©), un olivier en bonne santĂ© supporte gĂ©nĂ©ralement bien une coupe modĂ©rĂ©e.

Comment savoir si on a trop coupé de racines sur un olivier ?

Des signes de stress apparaissent en gĂ©nĂ©ral dans les semaines qui suivent : jaunissement rapide du feuillage, chute importante de feuilles, rameaux qui sĂšchent, arbre qui bouge anormalement au vent. Ces symptĂŽmes indiquent que le dĂ©sĂ©quilibre racines/feuillage est trop fort. Dans ce cas, il est conseillĂ© d’allĂ©ger la ramure, d’installer un paillage, d’ajuster l’arrosage (ni excĂšs, ni manque) et d’apporter un engrais organique doux pour soutenir la repousse racinaire.

Quelle est la meilleure pĂ©riode pour tailler les racines d’un olivier ?

Les moments les plus favorables sont le printemps (avril–mai) et le dĂ©but de l’automne (septembre–octobre). L’arbre dispose alors d’assez d’énergie pour reformer de nouvelles racines, sans subir les extrĂȘmes de tempĂ©rature. Il vaut mieux Ă©viter les Ă©pisodes de canicule, de sĂ©cheresse intense ou de gel prolongĂ©, ainsi que les pĂ©riodes oĂč l’olivier montre dĂ©jĂ  des signes de faiblesse.

Faut-il tailler les branches aprĂšs une coupe de racines ?

Ce n’est pas systĂ©matique, mais fortement recommandĂ© dans la plupart des cas. RĂ©duire lĂ©gĂšrement la ramure permet d’adapter la demande en eau et en nutriments Ă  la nouvelle capacitĂ© du systĂšme racinaire. L’idĂ©al est de pratiquer une taille douce : supprimer les branches mortes, allĂ©ger un peu le centre de l’arbre, rĂ©duire lĂ©gĂšrement la hauteur sur les sujets trĂšs exposĂ©s au vent, sans pratiquer de taille trop sĂ©vĂšre qui affaiblirait encore davantage l’olivier.

Que faire si les racines d’un olivier abüment une terrasse ou un mur ?

Avant toute coupe massive, il est utile d’identifier prĂ©cisĂ©ment les racines en cause. Une coupe ciblĂ©e, associĂ©e Ă  la pose d’une barriĂšre anti-racines enterrĂ©e, permet souvent de protĂ©ger la structure sans sacrifier l’arbre. Dans les situations complexes (proximitĂ© de fondations, murs anciens, rĂ©seaux enterrĂ©s), l’avis d’un arboriste ou d’un paysagiste habituĂ© aux oliviers aide Ă  dĂ©finir l’intervention la plus lĂ©gĂšre possible pour rĂ©gler le problĂšme.

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5 rĂ©flexions sur “Est-il sĂ©curitaire de tailler les racines d’un olivier sans compromettre sa santĂ© ?”

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